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Archives Mensuelles: mai 2016

Un tour à Marseille : Café Luciani

Vittoria et André

André Luciani en cours de torréfaction

J’aime bien Marseille. C’est dû à un certain tropisme méditerranéen et aussi parce que le cœur a ses raisons que la raison parfois connaît puisque ma dulcinée en est originaire.

C’est à Marseille que j’ai aussi rencontré Pascal, un passionné de machines à café anciennes dont je devrais parler bientôt, qui m’a dit d’aller voir Luciani auprès duquel il se fournit. Je suis donc allé dans le treizième arrondissement frapper à la porte de l’atelier de torréfaction. Dans la grande pièce, on remarque tout de suite le torréfacteur Vittoria rouge qui cuit soixante à soixante-dix kilos de café par broche. Il y a des sacs de café vert, des paquets de café torréfié prêts à être expédiés vers leurs destinataires, des silos, des étagères avec des cartons, des outils, des boîtes à écrous et toutes sortes de choses qui, si elles ont l’air d’être

André Luciani

André Luciani

posées en vrac dans un apparent désordre, sont en fait à leur place et disponibles lorsqu’on en a besoin. C’est l’apparence d’une honorable société qui existe depuis 1898. Elle s’appelait la Phocéenne de torréfaction. Monsieur Luciani père reprend l’entreprise en 1965, la renomme Cafés Luciani, et André prend le relais en 1978. Auparavant, il a baigné dans l’ambiance de la torréfaction toute son enfance. On peut dire qu’il a du métier mais il n’a rien du professionnel blasé. Au contraire, il est à l’écoute, curieux de ce que pense son interlocuteur ou ses collègues, prêt à remettre en question son travail parce que la conception des machines à espresso et les goûts des consommateurs évoluent.

Une grande partie de ses clients sont des restaurateurs qui recherchent un bon équilibre pour une préparation en mode espresso, tout comme une majorité de particuliers. C’est donc un éventail de mélanges

Sidamo bio

Un sac prêt à être torréfié

d’arabicas de tous les coins du monde qu’André Luciani offre à tous. Dans une veine traditionnelle, il propose une torréfaction robe de moine : le grain n’est pas grillé du tout, mais pas trop blond non plus, comme la tendance le prescrit. Hors de la mode, Luciani trace son chemin.

Je suis reparti à la maison avec un mélange impérial fraîchement torréfié que je prépare en espresso : il rend très bien en tasse. Un belle crème et, en bouche, des notes de cacao, de fruits secs, peu d’acidité et une belle rondeur.

Attention tout de même : ne vous attendez pas à voir une boutique, les cafés sont vendus à l’atelier (et sur le site internet) . Un petit espace a été aménagé pour la vente mais c’est devant le torréfacteur dans les effluves de la cuisson des cafés que les transactions ont lieu. J’adore ce côté « root » !

Café Luciani

Le coin boutique

Amis Bucco-Rhodaniens, n’hésitez pas à vous rendre à Marseille pour vous fournir en café. Les autres, prenez un abonnement SNCF !

 

Café Luciani, 6 boulevard Alphonse Moutte, 13013 Marseille

 

 

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Publié par le 20 mai 2016 dans Où boire les meilleurs cafés

 

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