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Archives de Tag: Torréfacteur

Caffè Cataldi

Aujourd’hui, je ne vous emmène nulle part !

Oui, ce n’est pas une adresse que je veux vous recommander. Enfin… si, mais une adresse internet, car Caffè Cataldi est un site avant tout, même si Stéphane Cataldi vous accueillera gentiment dans son atelier à Louargat, si vous passez.

L'atelier

L’atelier

Abordons son parcours depuis le début : informaticien, Stéphane s’est mis à torréfier en amateur, chez lui, vers 2000. Auparavant, il avait commencé par s’équiper d’une machine espresso et d’un bon moulin, car il voulait pouvoir boire un bon café, ce qui était difficile : « Le café a toujours été important dans ma famille et, avec mes frères, on a toujours essayé de comprendre pourquoi les espressi étaient catastrophiques en France par rapport à l’Italie alors que les machines étaient similaires » me dit-il. A partir de là, il n’a cessé de progresser.

La passion prit vite le dessus et l’idée d’ouvrir une torréfaction naquit dès 2003.

caffè Cataldi

Stéphane en action

Caffè Cataldi ouvrit donc en 2009 dans les Côtes-d’Armor car Stéphane, alsacien d’origine et vivant alors à Paris, se prit de passion pour la Bretagne au point de s’y installer ; dès 2010, il est récompensé du titre de meilleur torréfacteur de France. Très fort pour un autodidacte. En tant que tel, il n’avait pas au début connaissance de la notion de troisième vague mais sa façon de voir et de faire mais aussi ses goûts personnels s’en rapprochaient. « Mais nous sommes en France, ce serait plus sympa de dire ‘Nouvelle Vague’! »

Pour écrire ce billet, j’ai commandé un café que j’aime bien : un Yirgacheffe Wote et aussi un des mélanges de Stéphane, le One More Blend. Le premier est floral et, même s’il est adapté à une préparation en filtre, je l’ai particulièrement apprécié en espresso. Une gourmandise. Quant au deuxième, il est spécialement conçu pour l’espresso. Bien équilibré, il est rond avec une dominante de fruits secs. Bref, pour ce que j’en ai gouté et au vu des échos que j’en ai, la qualité est constante tout au long de l’année, c’est pourquoi les crus ne sont pas toujours disponibles : le café est un produit saisonnier, et comme Stéphane se fournit auprès de petits Cataldi au travailproducteurs, comme pratiquement tous les artisans dont je parle dans ce blog, les stocks sont limités. Cela n’a pas d’importance, car ce qui est bien avec un artisan, c’est l’échange. En fonction des approvisionnements et de nos goûts, on discute et on se laisse guider par son expertise. Bon, on ne peut pas parler directement à Stéphane Cataldi, mais son site est bien pensé pour l’interaction avec les clients et on peut l’interpeller sur facebook. L’accueil du site est clair, il oriente immédiatement vers les suggestions du moment, et nous guide vers nos préférences par origines ; il est aussi didactique dans sa partie blog, si vous voulez comprendre les particularités des origines, les techniques de récolte et le travail du torréfacteur.

Caffè Cataldi, le torréfacteur 2.0 !

www.caffe-cataldi.fr

Crédit photos: Chung-Leng Tran

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Van Hoos & Sons

 

Le comptoir. Déco sobre, la classe

Le comptoir. Déco sobre, la classe

Depuis à peu près un an, le site mon-café.fr a ouvert une vraie boutique, dans le neuvième arrondissement de Paris : Van Hoos & Sons. C’est une boutique mais on peut aussi s’y attarder pour déguster un des cafés du jour au comptoir. Alors, j’ai voulu aller voir, goûter.

Luc Prouvost, le patron, m’a gentiment accueilli et me raconta la genèse de Van Hoos. Si HOOS est le nom déposé de sa société, Home & Office Online Services, il n’en reste pas moins que la famille Prouvost a des origines Néerlandaises, d’où l’idée d’accoler « Van » à ce nom. « Et ‘Sons’ en espérant que mes fils prennent la relève ! » me dit-il en souriant. « Un nom Néerlandais comme celui-ci fait référence à la tradition du commerce ancrée dans l’histoire du café » et se démarque des anglicismes et italianismes omniprésents dans le monde des coffee-shops. Le marketing est bien travaillé, normal pour quelqu’un qui vient de la pub.

Luc Prouvost

Luc Prouvost

 

Mais maintenant, Luc est torréfacteur et son café vaut le détour. Il me prépara un Pulcal de la finca Carmona au Guatemala. Ce cru aux arômes doux et fruités, élu Cup of Excellence, se révèle avoir plus de corps encore en espresso. J’adore. Comme j’en voulais encore, il me servit un Kilimanjaro AA de, vous l’aurez deviné, Tanzanie. Plus acide, très bon aussi. Vous commencez à savoir qu’il m’en faut peu : un beau terroir, une préparation dans les règles de l’art et je suis heureux ! Content de son effet, Luc m’offrit alors, pour m’achever, un petit verre de café extrait à froid. Mon premier, je n’en avais jamais bu auparavant. Très beau à voir, on dirait vraiment une liqueur, c’est aussi très agréable, rafraîchissant au palais et sans ivresse ! C’est un mode d’extraction (très) lent qui convertirait, je pense, pas mal de personnes encore réfractaires au café: fraîcheur, disais-je, et aucune amertume.

 

Sur les étagères, pratiquement tout concernant le café

Sur les étagères, pratiquement tout concernant le café

Van Hoos & Sons est une bonne adresse où se fournir en café et aussi en divers objets et ustensiles comme des machines espresso, cafetières, tasses et mugs en tous genres pour soi ou pour faire plaisir aux autres.

Van Hoos & Sons, 19 rue Richer, 75009 Paris

 

 

 
 

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